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PERSONNALITÉ


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PAR MARIE-CLAUDE BLACKBURN

Si son joli minois vous dit quelque chose, c’est parce qu’on peut la voir tous les matins de la semaine aux côtés de Gildor Roy et Éric Nolin à Canal V. Mais elle est aussi animatrice à la radio, comédienne, guitariste et chanteuse à ses heures. Pour en savoir plus sur cette fille passionnée et passionnante, poursuivez votre lecture…

 

Roxane, pour ceux et celles qui ne le savent pas, quels sont
tes liens avec la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean?

La grande majorité de ma famille vit ici. En fait, je suis née à Dolbeau-Mistassini et j’y suis restée jusqu’à l’âge de 2 ans et demi. Évidemment, il a fallu que j’y retourne un peu plus tard pour me remémorer l’endroit! J’ai ensuite habité quelques années à Jonquière avant que mes parents ne déménagent à Laterrière. Je suis arrivée dans cette municipalité pour ma 1re année du primaire. Mes parents vivent encore là, alors quand je « descends chez nous », c’est là que je vais! Depuis quelques années, j’ai aussi un petit chalet près de chez mes parents.

Je pense que les gens du Saguenay–Lac-Saint-Jean doivent apprécier leur région. Dans mon cas, j’ai dû partir pour m’ouvrir les yeux et, à mon retour, voir comme c’est beau et comme on est bien! Ici, la communauté a encore un sens et ça fait toute la différence! J’ai toujours hâte de venir y faire un tour!

 

Tu as toi-même enregistré et produit ton tout premier album indépendant Il neigera des fleurs, qui date déjà de quelques années. D’où te vient cet amour de la création?
C’est d’abord et avant tout un besoin d’expression, je crois. Quelque chose de très fort à l’intérieur de moi qui cherche à sortir à tout prix! Et, en vérité, quand je suis trop longtemps sans faire « sortir » cette créativité, elle m’en fait voir de toutes les couleurs! Il en va de mon équilibre de pouvoir m’exprimer et il en a toujours été ainsi. Je n’ai jamais pu me résoudre à une seule forme d’art, car je puise dans chacune d’elles un sentiment différent. Au bout du compte, tous ces sentiments font du bien! Quand je fais de la musique, le temps s’arrête. C’est un sentiment magnifique!

Peux-tu résumer ton parcours musical jusqu’à maintenant?
Mes parents sont de grands amateurs de musique, ce qui a éveillé ma curiosité. Vers 10 ans, j’ai eu un petit orgue, puis un clavier. J’ai ensuite commencé à suivre des cours de piano. À l’adolescence, même si je ne me trouvais pas talentueuse, j’ai suivi mon cœur et je me suis inscrite aux cours de musique à la polyvalente. À mon arrivée à Montréal, j’ai eu envie de transporter avec moi mon instrument, alors j’ai suivi des cours de guitare. J’ai fait partie d’un premier groupe puis d’un second, et j’ai alors commencé la composition et l’écriture de textes de manière plus sérieuse. 

Lorsque mon second groupe s’est séparé, j’ai continué seule. La ronde des concours et des envois de démos s’est poursuivie jusqu’à ce que je décide de ne plus attendre l’approbation des autres et de foncer par moi-même. J’ai dû pratiquement tout faire pour mon premier album, mais ça m’a procuré une grande fierté. Maintenant, de nouvelles chansons sont prêtes. Il me reste à trouver du temps pour entrer en studio et proposer mon second projet.

Animer Le show du matin, c’est une belle expérience?
C’est exigeant en ce qui concerne l’horaire et le travail à y mettre. Mais je dois dire que j’ai la chance inouïe de travailler avec deux très belles personnes (intérieurement, je veux dire)! (rires) En fait, je dis ça pour taquiner Gildor et Éric! Sérieusement, je ne pensais pas dire ça un jour, moi qui suis une lève-tard de nature, mais j’ai hâte de sortir du lit pour aller les retrouver!

Qu’est-ce qui te plaît dans l’industrie de la télé en général?
J’aime d’abord et avant tout un beau projet, et ce, peu importe le média. J’ai souvent dit que je ne ferais jamais de télé, jusqu’à ce que je tombe sur des projets intéressants et du « bon monde ». L’industrie de la télé nous offre en ce moment de tout pour     tous les goûts, c’est le cas de le dire! (rires) Bien sûr, il y a des émissions qui me plaisent et d’autres moins. C’est aussi un milieu ultra-compétitif et, parfois, dur et superficiel – je ne vous apprends rien –, d’où l’importance de pouvoir se faire une petite bulle en choisissant des projets qui nous plaisent et qui nous font oublier le reste.

Si je ne m’abuse, tu ne fais plus de radio depuis quelques années. Penses-tu retourner derrière le micro un jour?
Je n’ai pas eu le temps au cours des dernières années. J’ai simplement fait des remplacements pour Rythme FM à Montréal. Mais, oui, j’aime beaucoup la radio. Je pourrais en refaire dans le futur.

Dans un autre ordre d’idées, quels sont tes goûts vestimentaires?
Bonne question! Je dirais que tout dépend des saisons. J’aime être actuelle, mais en y ajoutant ma touche personnelle. Je suis du genre à conserver mes vêtements d’une saison à l’autre. Je les agence simplement à d’autres vêtements plus récents pour actualiser le tout! En fait, je n’aime pas être tape-à-l’œil ni dépendante de la mode, mais j’aime l’originalité. J’aime les styles  grunge chic et bohème urbain, ce genre de mélange, quoi!

Aimes-tu le maquillage? Comment prends-tu soin de toi au quotidien?
Comme on doit « passer au maquillage » pour l’émission tous les matins, j’aime reposer mon visage le week-end, c’est-à-dire ne pas trop me maquiller, puisque c’est souvent une obligation reliée au métier. Par contre, j’aime prendre soin de cette peau fortement interpellée (rires) avec de bonnes crèmes, des soins reposants et traitants et des masques… le tout dans un bon bain chaud! Et quand le temps me le permet, un massage est toujours une bénédiction! (rires)

Quel genre de fille es-tu loin des caméras?
Très « relax » et « bien dans ses affaires ». Je suis du genre collée contre mon chum et mon chien à regarder une bonne série ou un bon film. Je marche aussi et j’adore être « dans l’bois », ce que je fais beaucoup quand je suis dans la région.

Quels sont tes prochains projets?
Je veux terminer mon second album et je continue de côtoyer mes comparses chaque matin. Je fais également des rénovations à la maison, alors juste ça, c’est déjà tout un contrat! (rires) Et il y a aussi le plus beau des projets qui devrait se pointer le bout du nez d’ici le début mars : un petit garçon

 

 

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